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samedi 4 juillet 2020
   
Brèves
Toc Toc Toc 15 version électronique est en ligne...
dimanche 3 février
L’édition électronique de la revue Toc Toc Toc 15 est en ligne, son thème est le rire. Bonne lecture.
Toc Toc Toc 16 est paru
vendredi 25 janvier
Le numero 16 de la revue Toc Toc Toc vient de sortir. Lire la suite.
Toc Toc Toc 15 : Le Rire ... pas si simple ....
lundi 5 novembre
Nous voila en plein dans le numéro 15 de notre revue toc toc toc. Pour le dossier du rire une classifications par ordre chronologique, s’imposé, mais quand nous sommes tombes sur la phrase de NIETZSCHE « citation...je ferait une classif des philosophes par le rire...... Donc avec cette référence en tete nous nous sommes lancés dans le RIRE.Parmi les auteurs qui ont donné mauvaise réputation au rire, et ceux qui sont centré leurs recherche philosophique autour du RIRE... et a partir de là : presque simple, sinon que les penseurs choisit sont parfois en contradiction avec leurs idées déjà très complexes, et chacun voulant être le premier a avoir découvert le contenu du rire, presque tous sous influence des anciens philosophes comme Aristote, doctrines et concepts, se chevauchent, lui-même influencé par Cicéron...il a trois livres : de l’Oratore, de L’ELOQUENCE et la Rhétorique, il existent aussi des citations, des proverbes, des lettres « apocryphes », (Hypocrates à Démocrite selon les uns , des bouts des traités, des pièces de théâtre , Aristophane génial défenseurs de la libre pensée... Un chaos, innombrable dans lequel nous nous sommes débattus, entre Démocrite, philosophe dont le rire était avant l’heure presque thérapeutique, les traités des médecins assez nombreux, Joubert, etc.. Nous qui nous sommes pas ni philosophes, ni des penseurs, et avec pour tout bagage l’enthousiasme et la curiosité, pour le Thème sacré du RIRE, arborant un discours « plus qu’impure », selon Vuarnet.. bref, des « irresponsables » Notre seul secours a été en premier lieu Descartes ,lui scientifique et savant, faisant table rase de tout, analyse, et nous fait sentir et ressentir avec son mécanicisme le sensible dans le rire : l’admiration. Dans « Les passions de l’âme » Hobbes prendra, empreintant aux anciens et a Descartes (qu’il traduira),admiration, haine, mépris, et « gloire soudaine » empreint a Quintilien, se voulant l’unique détenteur de touts les sentiments contenu dans le RIRE, Baudelaire et son RIRE satanique, le critique sévèrement,et soutien que : ses idées sont les idées de Quintilien et de Cicéron. Et puis il y a Bergson les uns aiment les autres le traitent de « barbant méticuleux ». Enfin Rabelais dans son Gargantua...nous fait rire le divin philistin, visionneur,messager pédagogique. Le fil de Nietzsche nous conduit vers les deux versants de cette expression appelé RIRE , les rhétoriques, convaincus de leurs propre sérieux et influencés par Aristote, « le rire est le propre de l’homme », mais quel est le contenu du RIRE, ? jugement sur les faiblesses humaines, mépris, orgueil, vanité ?. Non Il y a d’autres noms qui forcerons et clarifierons le RIRE ...comme plaisir, désir, bonheur...l’autre vie, la vie légère de Spinoza, a Voltaire, Deleuze, Ionesco, Arrabal, Perec, Queneau, etc.
Toc Toc Toc 15 est paru
jeudi 25 octobre
Toc Toc Toc 15 est paru, son thème est le rire. Le sommaire est en ligne.
Toc Toc Toc 15 en cours...
mercredi 10 octobre
Le numéro 15 de la revue Toc Toc Toc va paraitre, son thème Le Rire, un thème difficile mais au combien passionnant. Sortie prévue le 15 Octobre.
Textes comptemporains
Les harmoniques du regard
Denys Condé
lundi 22 janvier 2007

LES HARMONIQUES DU REGARD
(Regard sur l’art)

Il y a beaucoup de regards, tellement de regards !
Je laisse aux spécialistes le soin de recenser tous les adjectifs dont on qualifie le regard et tous les verbes qui le mettent en action.
Nous parlerons ici du regard regardant et non du regard regardé, ce qui serait une toute autre approche.
Regarder, c’est d’abord voir, comme on pourrait dire, écouter c’est d’abord entendre.
Et voir, c’est recevoir au fond de soi la vision venue du monde extérieur et qui va plus ou moins nous mouvoir, nous émouvoir.
Quelque fois ce sera l’émotion première qui rendra notre regard plus attentif, d’autres fois ce sera l’attention du regard qui conduira à l’émotion. Encore faut-il que l’individu dont on parle soit sensible à la vision comme d’autres le sont à l’audition.
Wu Shiqi, haut fonctionnaire de la fin des Ming, au cours d’une randonnée dans la montagne jaune, à la vue d’une pierre étrange s’écriait, les yeux écarquillés : " comment est-ce possible ! comment est-ce possible ! " ; alors que ses compagnons parlaient d’autres choses, cette pierre avait rencontré au fond de Shiqi une harmonique qui lui avait fait vibrer le cœur.
Nous en sommes tous là. Je trouvais Thomas d’Aquin excessif lorsque il affirme : " Est beau ce qui me plait à première vue". Si le " à première vue " est peut-être un peu rapide, le " ce qui me plait " que j’aurais contesté naguère est sans doute plus vrai et plus profond qu’une simple boutade. En revanche Jean Fournier n’avait pas tort lorsqu’il disait : " J’aime le bleu. Ce tableau est bleu. Ce n’est pas parce que j’aime le bleu que ce tableau est beau".
Il y a sans doute des critères objectifs pour le beau, encore faudrait-il que la beauté soit l’objectif, ce qui est de moins en moins le cas dans l’art d’aujourd’hui.
Mais au delà de la querelle des critères et de ce à quoi doit tendre l’art, Claude Chabrol nous ramène à l’essentiel en avouant : " Pour moi, un film c’est comme voir un tableau, c’est éprouver une sensation".
Il faut bien reconnaître qu’avec notre œil, en plus de son usage courant, nous recherchons ces sensations qui nous font vibrer et vivre parce qu’elles sont en harmonie avec notre for intérieur.

Evidemment, ce for intérieur est nourri de toute l’expérience de notre vie, de toutes les visions enregistrées et comparées ; c’est là que réside notre culture constamment enrichie mais toujours façonnée par ce que j’appelle nos harmoniques originelles ; harmoniques originelles et, en tout cas, si personnelles que si vous regardez une œuvre avec le même plaisir que votre voisin, ce plaisir ne sera pas le même. On peut, à une époque donnée, s’entendre sur un chef-d’œuvre reconnu par le plus grand nombre, mais sa réception sera aussi diverse qu’il y a de regardeurs. Cela est particulièrement vrai pour l’art non figuratif mais il l’est tout autant pour l’art figuratif dont la résonance intérieure est très loin de l’exactitude de la figure, loin sans doute aussi, de la pensée de l’artiste ; quand ce dernier refuse de titrer son œuvre, cela signifie bien qu’il ne veut donner aucune indication au regardeur et qu’il n’attend de lui qu’un relation harmonique, l’extrême vérité de la communication ; s’il n’y a pas cette rencontre le regard pourra facilement devenir critique et même condamnateur.
Ayant dit l’essentiel de ce que j’ai à dire, je n’irai pas plus loin et conclurai :
- Est beau ce qui est en harmonie avec celui qui regarde.
- L’éducation artistique ou culturelle ne doit pas indiquer le beau (ou le convenu) mais contribuer à enrichir les harmoniques personnelles en laissant à chacun la liberté de son parcours et de ses choix. C’est ainsi que se forment et se développent les vraies racines.
L’art sera alors un réel aliment pour la vie par les sensations qu’il procure et non par la connaissance de sa propre histoire. Je pense que les historiens de l’art comprendront le sens de ce dernier propos.

A bon regardeur, salut !

Denys Condé

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