Editions Tiphaine
Accueil du siteEXPRESSION D’ ARTISTES Donna Haraway Rêve ironique d’un langage commun pour les femmes dans « le circuit intégré ».
Dernière mise à jour :
mardi 11 décembre 2018
   
Brèves
LA COMEDIE FRANCAISE :édition « Les Petites Formes » Eric Reinhardt
samedi 17 avril

L’ARGENT

Eric Reinhardt

« Leverage de quatre »

Le départ de cette pièce de théâtre, d’Eric Reinhardt, nous plonge dans le milieu boursier, les traders, élite minoritaire, s’offrant défis, risques, chiffres a l’appui, dont l’argent médium virtuel, dépasse les mathématiques pour atterrir en plein dans l’algèbre, «  L’algèbre de Boole des fonctions logiques permet de modéliser des raisonnements logiques, en exprimant un « état » en fonction de conditions. » Eric Reinhardt se servira du langage courant des gens de la bourse sans rien trahir de leur vocabulaire, restituant ainsi leur profil, et leur esprit formaté. L’écrivain n’a pas à épaissir l’importance des événements. Ce « jeu » boursier a commencé vers les années 80, suite à ce nouveau phénomène de société,une série de scandales financiers a suscité et excité les « médias ». Le scénario est le même et de ce qui est en jeu, la transgression du tabou le plus important : L’Argent. Ce leverage met en scène des personnages tirés de la réalité contemporaine, il nous est imposé par quatre « traders » assiégés. Les personnages vont à fur et à mesure du rythme donné par la menaçante foule qui cri à l’extérieur, incarner cette « faune » de l’élite boursière, Ils se préparent à partir, plutôt fuir, la démence crée par la démesure de ces opérations financières licites. Devrons selon, les stratégies propres a leurs natures à risques forcer le PDG a un dernier investissement, réalisant ainsi un dernier coup boursier, Malgré la réaction de ouvriers révoltés qui veulent a coup de hache rentrer dans leur maison. L’absurde s’installe, acclamé, les propositions de plus en plus « risquées » des transactions mirobolantes de ces traders font que la pièce prend une tournure classique, la peur, le danger, peut être la mort, une presque fin d’un monde, même si ce monde là est devenu virtuel, avec ces derniers réclameurs, s’exécutant a pile ou face, devant l’hôte obligé, le PDG, hésitant au début, finira par "chuté" dans le piège. Leverage Buy Out, ou rachat d’une société par une holding Compagny ; soutenu par des paris Killers... comique, pathétique, grotesque. Le récit d’ Eric Reinhardt est aussi le reflet d’une nouvelle face de notre société, et ses systèmes économiques,politiques, trame perverse,dont les traders, prototypes cyborgs,sont les « cerfs » de ces transactions autorisées, licites. Valeurs suprêmes en hausse : Le Pouvoir, la Réussite. L’écrivain nous a montré et décrit dans son roman « Cendrillon » un de meilleur livre de la Rentrée Littéraire 2007 ... Dans un chapitre de son livre, fait une descriptive minutieuse de l’univers des traders,en soulevant toutes les conséquences dut à l’ « effet de levier » " L’auteur décrit dans un récit haletant les laissés-pour-compte de la classe moyenne soumis aux extravagances et exigences de la mondialisation " Yves Simon. Funeste gageure : l’Argent et des risques énormes à subir Ils sont autorisés à utiliser tous les produits disponibles Ils sont autorisés à tous les produits dérivés Ils sont autorisés à tous les profits des capacités de « leverage » Ils sont autorisés aussi a utiliser toutes les capacités de « shorter » Désormais, David, Olivier, Alice, Anne Sophie et Bernard piégés, nos traders, allégrement euphoriques, traques, mais préservés par leurs folie, vont continuer ce jeu pyramidal, jusqu’ au noir absolu...le vide Et d’autres jeux, et enjeux verrons le jour, pour remplacer « Yours’ / ’Mine’ / ’Change’ / ’Your Risk’/ ’How now ?’ / ’Nothing here »

Tiphaine 18/avril/2010

Nouvelle brève
dimanche 19 avril
Toc Toc Toc Numéro 9 est sorti, à voir le sommaire, l’histoire...
Giordano Bruno brûlé vif par le concile en 1600, qui revendique la Nature contre l’Esprit pur d’un Novalis métaphysique,
lundi 13 novembre
Hors des contextes des dogmes, des normes, qui rêvent de métamorphoses et des pluralités, des mondes, des corps célestes et autres. Giordano Bruno brûlé vif par le concile en 1600, qui revendique la Nature contre l’Esprit pur d’un Novalis métaphysique, qui fera la parodie de l’enseignement des répétitions, contre le discours du père, de la mère, et son pouvoir qui lui vient de la détention de la langue maternelle, entre le discours et l’imitation, pouvoir plus diffus. Sade contre la Famille, contre la reproduction, emprisonné a la Bastille. Et d’ autres penseurs politiques, comme Karl Marx dont le réel, le temps, l’espace seraient « le terrain » d’une des réalités possibles. Nietzsche praticien- philosophe contre les humiliations du travail, sans plaisir. Discours impurs, sublimes et tragiques, destinées solitaires, êtres vecteur des intensités décelées, rapports de serre envers la Nature, serait ce ces êtres qui rentreraient dans les rangées des Artistes-Philosophes. Leonardo da Vinci praticien expérimentateur, créateur de machines, d’accessoires mécaniques, chirurgien spontané des dissections anatomiques, créateur pluriel, qui se complut aux plus hasardeuses recherches, dans sa monstrueuse ambition intellectuelle. Il manipule, scalpe, et se roue, sur le plus grave, le paradigme de l’homme. La Philosophie et L’Art. Le désir de connaissance, la Connaissance par le désir, nouveau concept de l’Absolu. Attitude de l’artiste nouveau. L’Oeuvre est liée à la Vie, et la gestation des œuvres tantôt refluant violemment ou bien conçues laborieusement, sont éjectées par la source primordiale, LA VIE.
Grigory : une énigme
mercredi 23 août

Nous ne pouvons pas ne pas parler du génie mathématicien russe : Grigory Perelman. "Il a donné les clés de la conjecture de Poincaré" C’est bon on a compris, pas de la même planète... Qui est donc cet être, rare, inhabituel, avare de sa personne, qui rechigne, qui refuse des prix aussi fabuleux que « La Cley Mathématics Institue » . Selon certaines nouvelles de la presse, il paraîtrait, de caractère solitaire, promeneur, hors du monde, la (sa) solution à l’énigme Poicarré ... plus de 100 des meilleurs mathématiciens de ce monde se sont mis à recoller les morceaux éparts laissés par un cerveau hors du commun, ils ont voulu retrouver les étapes que le Monsieur n’avait pas voulu écrire, style trop facile, maintenant il va falloir qu’ils trouvent déjà une unité à l’ensemble de l’oeuvre en gestation avancée de ce mathématicien « non professionnel » pour tenter de le comprendre, heureusement Grigory Perelman sera déjà loin, perdu dans ses mathématiques faites de concepts que lui maîtrise absoluement, pour nous c’est lui l’énigme, y’a beaucoup d’inconnues, merci Mister, jongles encore avec la topologie, avec les boules pleines ou creuses, c’est déjà ça de pris pour nous, simples humains.

La Luciole

Bienvenue Marius
jeudi 9 février
Aujourd’hui 6.2.06 à 11 heures 40 minutes, une amie Frankie a mis un enfant au monde, sur la planète Terre, bienvenue Marius, son père Damien a dit de lui qu’il était si plissé qu’il ressemblait à un chien chinois, moi j’ai dit plutôt une chenille, plissée. Marius, quand tu auras l’age de raison, je te lirais Gilles Deleuze, pour la question plis, il a dit aussi que la lumière le dérangait, je te lirais la nostalgie de la lumière de Michel Cassé astronome de l’invisible, nous allons beaucoup nous amuser... que sera t’il advenue de l’eau ? de l’air ? du lait ? la planète Terre va mal..... aurons nous trouvé des solutions, serons nous plus conscient et plus respectueux de cette magnifique planète ?
Sur le Web
Fernando Arrabal
overview on Fernando Arrabal’s life and work. Le site officiel du grand Fernando Arrabal, ami et collaborateur pour notre revue Toc Toc Toc.
La Luciole Electrique
Le site de la Luciole un de nos collabarateurs à la revue Toc Toc Toc. C’est pas parce que l’on a rien à dire qu’il faut pas le faire savoir. Tout un programme...
Au nom de tous ceux que j’aime
Le site de Dominique Durok, à consommer sans modération.
Dominique Cros
Site de Dominique Cros, artiste photographe. Un très beau site à découvrir ou à revisiter. Une grande photographe.
Espace Tiphaine Bastille
Site de l’espace Tiphaine (ancien site du Groupe Tiphaine).
Donna Haraway Rêve ironique d’un langage commun pour les femmes dans « le circuit intégré ».
FÊTONS les FEMMES , écrivaines, biologistes, astrophysiciennes , des textes de femmes illettrées, des mémoires de femmes... la première de notre liste sera Claudine HERRMANN "Les voleuses de Langue" éditorial "Femmes"Donna HARAWAY...autres et singulières...

Cet essai s’efforcera de construire un mythe politique et ironique fidèle au féminisme, au socialisme et au matérialisme, peut-être plus fidèle, au sens où le blasphème est fidèle qu’au sens de la vénération et de l’identification. Le blasphème a toujours semblé demander à prendre les choses très au sérieux. Je ne connais pas de meilleure position à prendre par rapport au cœur des traditions séculières religieuses et évangéliques de la politique aux États-Unis (politique du féminisme socialiste incluse). Le blasphème nous protège de la majorité morale qui est à l’intérieur, tout en insistant encore sur le besoin de communauté. Le blasphème n’est pas l’apostasie. L’ironie concerne les contradictions qui ne la réduisent pas à des « touts » plus importants, même de façon dialectique, elle concerne la tension à faire tenir des choses incompatibles ensemble parce que deux d’entre elles ou toutes sont nécessaires et vraies. L’ironie concerne l’humour et le jeu sérieux. Elle est aussi une stratégie de rhétorique et une méthode politique que j’aimerais voir plus à l’honneur au sein du féminisme socialiste.

Au centre de ma foi ironique, de mon blasphème, il y a l’image du cyborg. Un cyborg est un organisme cybernétique, un hybride de machine et d’organisme, une créature de la réalité sociale aussi bien qu’une créature de l’imaginaire. La réalité sociale, ce sont les relations sociales vécues, notre construction politique la plus importante, une fiction qui change le monde. Les mouvements internationaux des femmes ont construit « l’expérience des femmes » aussi bien qu’elles ont découvert cet objet collectif de la plus haute importance. Cette expérience, qui mêle l’imaginaire et le réel, appartient à une espèce politique des plus cruciales. La libération repose sur la construction de la conscience, l’appréhension imaginaire de l’oppression et donc de la possibilité. Le cyborg est un problème de fiction et d’expérience vécue qui change ce qui compte en tant qu’expérience des femmes à la fin du XXe siècle. C’est une lutte contre la vie et la mort, mais la frontière entre la science-fiction et la réalité sociale est une illusion d’optique. La science fiction contemporaine est remplie de cyborgs (des créatures à la fois animales et mécaniques qui peuplent les univers). La médecine moderne est elle aussi remplie de cyborgs, d’associations d’organismes et de machines, chacune conçue comme un appareil codé dans l’intimité et avec un pouvoir non engendré dans l’histoire de la sexualité. La reproduction cyborg est détachée de la reproduction organique. La production moderne semble pareille au rêve du travail de colonisation cyborg, un rêve qui rend le cauchemar du taylorisme idyllique. Une guerre moderne est une orgie cyborg codée C3I (commande-contrôle, communication- intelligence), soit 84 milliards de dollars dans le budget de la défense américaine en 1984. Je suis en train de faire une démonstration du cyborg en tant que fiction dressant la carte de notre réalité sociale et corporelle, et en tant que ressource imaginaire qui suggère quelques accouplements très féconds. La biopolitique de Michel Foucault est une prémonition flasque de la politique cyborg, un terrain grand ouvert Le cyborg est une créature dans un monde sans genre ; il n’a rien à voir avec la bi-sexualité, la symbiose pré-oedipienne ou l’inaliénation du travail. Dans un sens, l’histoire du cyborg n’a pas d’origine au sens occidental du terme, pas d’ultime ironie puisque ie cyborg est aussi l’horrible te/os apocalyptique, résultat des dominations occidentales de l’individuation abstraite détachée enfin de toute dépendance, un homme dans l’espace. Une origine historique au sens occidental, au sens humaniste du terme dépend du mythe de l’unité originelle, la félicité et la terreur, représentées par la mère phallique de qui tous les humains doivent se séparer, la tâche du développement individuel et de l’histoire, les mythes puissants des jumeaux inscrits très fortement pour nous dans la psychanalyse et dans le marxisme. Hillary Klein a déclaré que le marxisme et la psychanalyse dans leurs concepts de travail et d’individuation dépendent de l’unité originelle en dehors de laquelle la différence doit être engagée dans le drame de la domination qui monte en flèche de la femme/nature. Le cyborg saute le pas de l’unité originelle de l’identification avec la nature au sens occidental. C’est sa promesse illégitime qui devrait conduire à la subversion de sa téléologie comme les guerres des étoiles. Le cyborg est résolument engagé dans la voie de la partialité, de l’ironie, de l’intimité et de la perversité, il est opposant, utopique et totalement dénué d’innocence. N’étant plus structuré par la polarité du public et du privé, le cyborg définit une technologique partiellement basée sur une révolution des relations sociales dans le oikos, le foyer. Nature et culture sont retravaillées ; l’une n’a plus la possibilité d’être une ressaisie d’appropriation ou d’incorporation par l’autre. Les relations consistant à former des « touts » à partir de « parties » (celles de la polarité et de la domination hiérarchique comprises) existent dans le monde cyborg. Contrairement aux espoirs du monstre de Frankenstein, le cyborg n’attend pas que son père le sauve par une restauration du jardin, c’est-à-dire par la fabrication d’une race hétérosexuelle, par son achèvement dans un ensemble fini, une ville et le cosmos.

Le cyborg ne rêve pas de communauté sur le modèle de la famille organique, cette fois en dehors du projet oedipien. Le cyborg ne reconnaît pas le jardin d’Eden, il n’est pas constitué de boue et ne peut pas rêver de retourner à l’état de poussière. Les cyborgs ne sont pas respectueux ; ils ne se rappellent pas le cosmos. Ils se méfient de Pholisme mais sont nécessaires à la convection - ils semblent sentir naturellement les fronts politiques unis ; le principal inconvénient avec les cyborgs, c’est que naturellement ils sont les enfants illégitimes du militarisme et du capitalisme patriarcal (ne pas mentionner le socialisme étatique). Mais les enfants illégitimes sont souvent extrêmement infidèles à leurs origines. Leurs pères, après tout, sont accessoires.(...)

A la fin du XXe siècle, notre époque, une époque mythique, nous sommes tous des chimères, des hybrides de machines et d’organismes pensés et fabriqués. En un mot, nous sommes des cyborgs. Le cyborg est notre ontologie, il nous donne notre politique. Le cyborg est une image condensée de l’imagination et de la réalité matérielle, les deux centres reliés l’un à l’autre qui structurent toute possibilité de transformation historique.

Dans les traditions scientifiques et politiques occidentales (la tradition du capitalisme raciste et à dominante « mâle », la tradition du progrès, la tradition de l’appropriation de la nature comme ressource pour les productions de culture ; la tradition de la reproduction du moi qui provient des images reflétées par l’autre), la relation entre l’organisme et la machine est devenue une guerre de frontière (...)

Articles publiés dans cette rubrique
lundi 15 mars 2010
par Administrateur- tiphaine
CÉLÉBRONS les FEMMES
CLAUDINE HERRMANN "Les voleuses de langue"
Editorial"FEMMES"
LE SYSTÈME VIRIL,

lire la suite de l'article
lundi 15 mars 2010
par Administrateur- tiphaine
DONNA HARAWAY
Rêve ironique d’un langage commun pour les femmes dans « le circuit intégré ».
La science fiction contemporaine est remplie de cyborgs (des créatures à la fois animales et mécaniques qui peuplent les univers). La médecine moderne est elle aussi remplie de cyborgs, d’associations d’organismes et de machines, chacune conçue comme un appareil codé dans l’intimité et avec un pouvoir non engendré dans l’histoire de la sexualité. La reproduction cyborg est détachée de la reproduction organique. La production moderne semble pareille au rêve du travail de colonisation cyborg, un rêve qui rend le (...)

lire la suite de l'article