Editions Tiphaine
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Dernière mise à jour :
lundi 26 août 2019
   
Brèves
Toc Toc Toc 15 version électronique est en ligne...
dimanche 3 février
L’édition électronique de la revue Toc Toc Toc 15 est en ligne, son thème est le rire. Bonne lecture.
Toc Toc Toc 16 est paru
vendredi 25 janvier
Le numero 16 de la revue Toc Toc Toc vient de sortir. Lire la suite.
Toc Toc Toc 15 : Le Rire ... pas si simple ....
lundi 5 novembre
Nous voila en plein dans le numéro 15 de notre revue toc toc toc. Pour le dossier du rire une classifications par ordre chronologique, s’imposé, mais quand nous sommes tombes sur la phrase de NIETZSCHE « citation...je ferait une classif des philosophes par le rire...... Donc avec cette référence en tete nous nous sommes lancés dans le RIRE.Parmi les auteurs qui ont donné mauvaise réputation au rire, et ceux qui sont centré leurs recherche philosophique autour du RIRE... et a partir de là : presque simple, sinon que les penseurs choisit sont parfois en contradiction avec leurs idées déjà très complexes, et chacun voulant être le premier a avoir découvert le contenu du rire, presque tous sous influence des anciens philosophes comme Aristote, doctrines et concepts, se chevauchent, lui-même influencé par Cicéron...il a trois livres : de l’Oratore, de L’ELOQUENCE et la Rhétorique, il existent aussi des citations, des proverbes, des lettres « apocryphes », (Hypocrates à Démocrite selon les uns , des bouts des traités, des pièces de théâtre , Aristophane génial défenseurs de la libre pensée... Un chaos, innombrable dans lequel nous nous sommes débattus, entre Démocrite, philosophe dont le rire était avant l’heure presque thérapeutique, les traités des médecins assez nombreux, Joubert, etc.. Nous qui nous sommes pas ni philosophes, ni des penseurs, et avec pour tout bagage l’enthousiasme et la curiosité, pour le Thème sacré du RIRE, arborant un discours « plus qu’impure », selon Vuarnet.. bref, des « irresponsables » Notre seul secours a été en premier lieu Descartes ,lui scientifique et savant, faisant table rase de tout, analyse, et nous fait sentir et ressentir avec son mécanicisme le sensible dans le rire : l’admiration. Dans « Les passions de l’âme » Hobbes prendra, empreintant aux anciens et a Descartes (qu’il traduira),admiration, haine, mépris, et « gloire soudaine » empreint a Quintilien, se voulant l’unique détenteur de touts les sentiments contenu dans le RIRE, Baudelaire et son RIRE satanique, le critique sévèrement,et soutien que : ses idées sont les idées de Quintilien et de Cicéron. Et puis il y a Bergson les uns aiment les autres le traitent de « barbant méticuleux ». Enfin Rabelais dans son Gargantua...nous fait rire le divin philistin, visionneur,messager pédagogique. Le fil de Nietzsche nous conduit vers les deux versants de cette expression appelé RIRE , les rhétoriques, convaincus de leurs propre sérieux et influencés par Aristote, « le rire est le propre de l’homme », mais quel est le contenu du RIRE, ? jugement sur les faiblesses humaines, mépris, orgueil, vanité ?. Non Il y a d’autres noms qui forcerons et clarifierons le RIRE ...comme plaisir, désir, bonheur...l’autre vie, la vie légère de Spinoza, a Voltaire, Deleuze, Ionesco, Arrabal, Perec, Queneau, etc.
Toc Toc Toc 15 est paru
jeudi 25 octobre
Toc Toc Toc 15 est paru, son thème est le rire. Le sommaire est en ligne.
Toc Toc Toc 15 en cours...
mercredi 10 octobre
Le numéro 15 de la revue Toc Toc Toc va paraitre, son thème Le Rire, un thème difficile mais au combien passionnant. Sortie prévue le 15 Octobre.
DE Q.Q MOUVEMENTS BATAILLIENS par ALAIN ROBINET
jeudi 16 septembre 2010
par Administrateur- tiphaine
(JPG)

Peinture d’Alain Robinet

Cet affairement, cette affaire, cette histoire de l’œil qui m’occupe depuis 15 ou 20 ans de \ peinture : ni paradoxe, ni pléonasme puisque nous sommes tous des voyeurs, et le peintre plus particulièrement (il est même payé pour cela) ; G. BATAILLE, de façon incontournable, la dénude, la dépouille, la découvre, liée à l’érotisme, à la mort. y enfonce un coin ; volée d’éclats, guenilles et résilles qui laissent (à) désirer, laissant entrevoir les fragments, jusqu’à épurer l’image en signe. Au plus abstrait ? En ce qui me concerne, assurément ; transgressant la figure, en excède la dialectique. Ces quelques lignes ne sont pas une interprétation de plus des avancées de G. Bataille : c’est d’être à Billom, dans la localité où il vit le jour, le bleu du ciel, où l’on respire le premier air, d’ici à là-bas, au nadir du dernier souffle. Ce n’est pas seulement pour cela, d’être billomois, en rupture d’origine pour n’y être jamais revenu, qu’il est inclassable, mais aussi -et surtout - parce que son œuvre est polymorphe, est celle d’un "touche-à-tout" (philosophe, mystique athée, économiste, critique d’art, romancier etc) : le commenter serait plutôt comment faire taire, ce grand irrégulier du langage.

Glissons-nous toutefois parmi les gloses, dans cette économie de la compilation, de la consommation et de la duplication ; en cette époque de ventres mous ’et d’œil glauque l’urgence de Bataille est salubre : dureté, cruauté, obscénité, horreur jusqu’à l’insupportable, mise à nu, mise à mort, ravissement, extase, ce sont autant de points d’accroches, comme des regards croisés. A peine de vue et en pure perte, ce sont d’immenses monochromes, révulsant la peinture, qui consume ses oripeaux. Le globe oculaire, d’un blanc crémeux qui amidonne la carnation offerte et dérobée de « l’Olympia » de Manet, un scalpel vient l’inciser, le fendre en deux, le diviser, l’énucléer ou le retourner vers son siège cortical. C’est un chien, andalou, au bord de l’arène, avant de bondir en son cercle, pour y rencontrer la mort. Toro noir, sable blanc, étoffes rouges, jaunes, mauves, habits de lumière. Les légions d’aurochs, les constellations de bisons sur les parois de Lascaux : rituels de la corrida, brutalement (du sang, des ors), dépense de la peinture (pigments, eau, essence, huile, etc...) à chaque fois pour essayer de penser l’impensable, quelque chose de la part maudite. Ou bien c’est cette photo du jeune écorché chinois, lié au pilori de son supplice, au chevalet du visible qui ressemble à un St Sébastien percé des flèches décochées par le peintre : tous deux si étrangement extatiques. Sommes-nous jamais sortis de la caverne chtonienne, de son pertuis ombreux, archaïque et crypté, du jour où nous les aborigènes de quel futur ? -vîmes le jour, à Billom où ailleurs, à la sortie de l’utérus tandis que les chambres de nos musées, à l’image de Lascaux, se tapissent de toujours plus de peintures, alors que nous voulons taquiner les étoiles ? Le potlach n’est plus là, dans la convention de l’an, vidé - oté de sa part (vidéo) de don, il s’est déplacé du côté des foires universelles (à Séville s’inachève "l’Histoire de l’œil") ou de quelques jeux olympiques à partir d’une vision satellitaire, mondiale : la planète tréteaux. L’œil, blanc, est révulsé vers la boîte crânienne, la glande pinéale : a-t-il jamais regardé ailleurs, malgré les avatars des néo et pseudo-réalismes de la perspective ? N’a-t-il jamais rien envisagé d’autre que les images pariétales de la cosa mentale, d’avant, d’après la naissance ? Tauromachie impitoyable pour les capturer, en capter les mouvements dansés ou convulsés qui viennent se briser, se refléter sur le bijou de l"’Olympia", le diamant infracassable, l’ex de lynx, c’est-à-dire le sexe. Le globe oculaire (ovulaire) a pour paupières, alors, les grandes lèvres d’une vulve dilatée, fixement hallucinée, démesurément médusante, inter faeces et urinam. Dénudation, nudité jusqu’à l’obscène de la tache (macula) aveugle où se dissolvent, s’y résilient les limites, où l’entendement touche à son point d’éclatement ; rassemblé en un point, il se dissémine à l’excès, jusqu’au ruissellement lumineux, solaire, retentissant des éclats de rire de Dionysos, redoublés par ceux de Nietzsche : Déchirement sans objet, forme sans forme ; entre les lignes de failles s’affirme la fracture du sujet, confronté et affrontant la mort-toro dans l’immensité radieuse, déserte, au-dessus de laquelle s’est refermée la paupière de Dieu. Le sens étant épuisé, le langage démuni, il ne reste plus que cette circulation du rire, souverain et (parce que) multiple, à la surface du sable, ou, parmi les grouillements hirsutes Comme est divisé le regard, partagé entre une vision centrale, ou globale (celle des cônes ou tache jaune) et une vision marginale périphérique, ou locale (celle des bâtonnets) dans le même instant, le portant au vertige, le disséminant, le condensant : ligne dansante et éphémère. C’est la nuit circulaire de l’iris, nécessaire pour qu’il y ait ouverture, inauguration, perte et dépense, dans l’inachèvement de ces échappées qui sont des peintures, des passes multiples pour un coup d’œil.

Failles, fêlure : fascination pour ces terraquées humide ou sèche du chaos des matières où s’élisent, se lisent incomplètement, non pas les structures frigorifiée d’une géométrie consolatrice, mais les lignes de force tenues, instables et tecnoniques, traces et traque d’un désir sans trêve, d’un paysage mental, qui du sol, se verticalisera au mur, en combinaisons aléatoires, déclinaisons polysémiques transitant depuis la partition d’un continuum, relève de, révélant l’insignifiant, la nudité dans ce sens, non plus d’une origine enfouie sans tant d’amoncellement (ou de décombres) ait qu’un palimpseste (métaphore toujours remise, reprise à chaque travail qui est chaque fois une expérience, autre et insistante, un entêtement acéphale, y revenant sans cesse, selon l’énergétique butée de la spirale...

C’est ce que j’essaye d’enquêter depuis quelles dizaines d’années connaissant plus le doute que l’assurance, en compagnie de Bata sous les traits d’une petite chouette daimonique, sur l’épaupre...

Mai 2002 - Alain Robinet.,