FARDOULIS LAGRANGE de Tiphaine
mardi 25 septembre 2018
par Administrateur- tiphaine
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Michel Fardoulis Lagrange

par Tiphaine

lundi 22 mai 2006

Il y a quelques années un été dans le Midi de la France, je me suis trouvée nez à nez avec Michel Fardoulis Lagrange, chez lui, soudain une fulgurante passion spirituelle m’assaillait ainsi qu’en sentiment d’autre ordre très près de la séduction. Devant sa maison, masure primitive, étalée, engoncée sur le plan du Luberon, tu nous a invités a prendre l’apéritif, sur ta terrasse.

Là j’ai vu, et découvert l’homme, l’ écrivain. Grand, léonin, fort, un beau profil dessiné sur sa peau basanée, des grands yeux clairs, inquisiteurs, brillants, entouré de sourcils épais et fournis, une bouche généreuse, sensuelle, gardait un geste de parole toujours à venir... quant ses mots arrivaient s’était des mots scandés pleins de sens, un langage à atteindre.

Je les sentais ses mots qui évoquaient les racines, la source d’un autre univers, mental, intellectuel, un ancien monde avec tout le contenu de sagesse d’un monde idéal, dont il c’était acharné a nous laissé son contour, ses formes, plein de matières, de sonorités, pour que les hommes gardent toujours cette image de la beauté éternelle..

Ces paroles se gravaient en moi comme sur une tablette d’argile fraiche, j’étaie séduite, je laissais, son monologue m’inonder, le laissant cristalliser. Un état de l’hypnose -très actif- progressait en moi allant vers un éveil de tous mes sens... Il évoquait la Grèce, l’Olympe, la Beauté, avalanche d’images. Ses constructions philosophiques étaient forgées par la justesse le lyrisme et la flamme, comme un alchimiste il travaillait ses mixtures, concentrant, rouant son esprit sur ces matières incandescente...

Il embrassait l’univers entier, donnait ses réponses comme on sème les champs, gestes d’incantation qui désignaient sa mission envers, la terre, les hommes, et leurs destinées nous projetant a hauteur de la prémonition, avec lui on découvrait notre propre grandeur.. Il s"exprimait dans une langue jamais entendue , tellement élaborée et labourée dans son rythme qui nous obligés à prendre la parole au vol.

Sur le Luberon la nuit venait de se lever et la grande coupole du ciel bleu foncé,de l été, criait plein d’étoiles, la voix de Michel suivait les desseins de la voie lactée, sa nature embrassait le tout. Il m’a laissé ses livres, ses poèmes, et un monde souverain autour duquel j’essaie d’organiser mes élans, mes conduites, mes paysages intérieurs pour un jour arriver à me glisser sur la route de son chemin royal.