Editions Tiphaine
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lundi 29 janvier 2018
   
Brèves
"VESPER" de VINCENT CROUZET
dimanche 8 mars
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Parution d’u livre,"VESPER", de VINCENT CROUZET à la FNAC d’AVIGNON le 21 février à 16H et 18H.... L’auteur nous lira de passages de son livre...amoureusement rocambolesque, biographie d’un espion... "Un beau livre, riche et foisonnant, qui sort des sentiers battus du romain d’espionnage classique grâce à ce cachet d’authenticité que Vincent Crouzet imprime sur chaque page" Domterrier "Vesper" chez Robert Laffont Aventure d’un espion, d’un amoureux , aujourd’hui jour de la Femme 8 mars, cet amoureux fou, fera tout pour cette femme « Vesper », mante religieuse, docilement se pliera à toutes ses demandes Confession désespérée, et pourtant l’homme est là, prêt à tout, docile mais franc- tireur d’élite, esthète , amoral, joue avec la mort gaiment....

Nouvelle brève
lundi 3 février

LA VIE RETROUVÉE DE JEAN-DANIEL POLLET, de JP Fargier, paraîtra début mars pour accompagner la rétrospective de ses films "Pollet retrouvé"

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« Ce livre est le récit de la vie de Jean-Daniel Pollet, exposé par lui-même. Cette biographie est donc une autobiographie que j’ai fabriquée. À partir de quoi ? Pendant sept à huit ans, j’ai écouté diverses personnes qui avaient connu ce cinéaste, avaient traversé des moments de sa vie, contribué à ses films, me livrer, sous formes de fragments, des instants partagés avec lui, des souvenirs arrachés à leurs mémoires, des paroles entendues, des gestes inoubliables. Certains ne m’ont parlé qu’une heure, d’autres pendant des journées entières. On m’a donné des photos, on m’a montré des lieux. J’ai visité des maisons, marché sur des chemins où l’empreinte de ses pas n’était pas encore effacée. J’avais aussi, et dès le départ, mon stock de souvenirs personnels, engrangés depuis notre première rencontre au printemps 1969, qu’il raconte d’ailleurs dans le dernier chapitre de son récit, jusqu’à notre ultime discussion, à peine un mois avant sa mort. Je ne savais comment pétrir tous ces documents pour les transformer en un récit. Avec quel levain soulever cette pâte ? Quel projecteur enluminer ces images ? Un jour ou plutôt une nuit, j’ai entendu Jean-Daniel parler depuis son tombeau. Je me suis mis à l’écouter. Les choses s’énonçaient, dans sa tête, dans la mienne, avec une facilité merveilleuse. Il prenait le contrôle de la narration, en grand narrateur qu’il avait toujours été. Il dispersait à sa guise les détails, mélangeait les épisodes, passait du comique au tragique et vice versa, inventait des ellipses,

MICHELE GIGNOUX POP ROMANTIQUE peintre,designer, créateur de mode,
mercredi 11 décembre

Michèle Gignoux,

Cette plasticienne, joueuse créatrice par détournement, onirique manipulatrice des boites de

conserves, du cube , de l’œuf au cube

Du cube plexiglass au cadre photo...Nous met la tête dans le monde

du « Marché de consommation » Loin très loin de l’ennuie soporifique des alignement de

supermarché d’Andy Warhol,Michelle Gignoux faisant un royal pied de nez à Andy,

renverse sa formule

En 1967 elle créé « Le cube -photo », objet banal qui parviens par le tour de force de l’artiste à

nous balancer les données de ses souvenir...Sa mémoire d’enfant . Ses productions, dislocations, transformation sont l‘évidence de son jeu onirique et sarcastique

envers notre société de consommation . Lorsque on est devant la présence de ses robots, des cubes, dès ses chaises multicolores fluo

, ses chaussures, tampons, verres...Ce défilé orgiastique, contrôlé par un agencement

rigoureux, nous fait signe....

Et à fur et à mesure qu’on rentre dans l’univers de Michèle Gignoux Une organisation savante de farandole se fait jour, nous révélant son imaginaire de plasticienne contemporaine. Avec ses œuvres, l’artiste nous force avec son festif manège d’enchantement à nous faire réfléchir autrement.

Par le biais de l’Art, à un autre univers possible.

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ADIOS COLOMBE
dimanche 29 septembre
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Giselle, alias colombe nom imposé par moi lorsque je l’aperçu pour la

première fois, colombe nous a quittés....

Dés qu’elle vous approchait, une vague de douceur vous envahissez...

Avec son allure, son sourire par fois plus éloquent que ses mots, sa

parole était née de son savoir aiguisé, rayon lumineux par les couches

de profondeur, tes cheveux au vent, ton corps cherchant une chaise

propre dans mon atelier...ta façon de t ‘asseoir et ton regard qui allait et

venais sur mes toiles, se prononçant sur un petit violet perdu dans la

masse, que de leçons, que de « directives » sans forcer, et mes

nombreux textes t’arrivant par mails, qui me revenaient avec les idées

structurées, décantées...une fois mon bancale et foisonnant texte

compris, on ries, ton humour et ta fine ironie venez éclairer les

singularités de la langue française....

Colombe ou que tu sois, je sais que tu es beaucoup plus triste que nous,

par l’absence par les manques.... L’allégresse d’accueillir ton petit fils,

suivre ses découvertes, tes élans de compréhension et d’amour pour ta

fille Marie et son époux, les milles gestes fervents de beauté et d’amour

quotidiens pleins d’intelligence pour ton Joaquin... , L’amour de la nature, ton mur remplis de roses, les oiseaux qui venaient

boire à la fontaine...La fenêtre de ta tour d’ivoire, ton bureau, comme tu

l’appelais, ou tu te concentrais sur tes réflexions et tes écrits....

Colombe, belle amie je sais que tu restes et resteras aérienne en haut

du Luberon, pas loin de nous....

tiphaine

Sur le Web
Fernando Arrabal
overview on Fernando Arrabal’s life and work
Martin McNulty
Site web principal de l’artiste peintre Martin McNulty
Dominique Cros - Photographe Créateur - www.dominique-cros.com
Dominique Cros, photographe d’art, d’histoire et de vie sociale, met en ligne son film d’images en plusieurs tableaux, à travers l’outil de la photo et du dessin.
LE GRAND PALAIS RÉTROSPECTIVE JOAN MIRO 44 ANS APRÈS
samedi 24 novembre 2018
par Administrateur- tiphaine
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JEAN-LOUIS PRAT Commissaire et CLAUDE HERSAINT Collectionneur Il y a 44 ans

L’étonnante démarche de Miró est menée comme un assaut, presque malgré lui. Cet être courtois et réservé exprimera sa révolte par détournement, par dérive onirique, pour défendre ses rêves et son exigence d’ouverture. Il innove radicalement quant à la nature de l’objet : plus de peinture pour « orner » les murs ! plutôt mur elle-même, rupestre, primitive, avec des incrustations d’objets dont chaque élément détiendrait la clef de sa nature profonde, loin de la peinture. « La Porte » est un accessoire du quotidien, une porte peinte, et écrite comme on grave les noms sur un arbre. Les couleurs font signes, inscrits sur la surface concrète de l’objet... L’artiste, loin d’être dans une position de candeur, dans un monde du merveilleux... (comme l’écrivait Michel Leiris en 1947 dans « Autour de Joan Miró ») entame une confrontation entre la vérité de l’œuvre et sa représentation.

Miró, cet être discret, minutieux, fut un précieux « développeur de codes », inventeur de signes pour la terre, pour l’ homme et pour la faune très loin des mouvements les plus affirmés de l’époque ... Ses outils seront improvisés, spontanés. Sa recherche va opérer des changements au niveau du médium, de la surface... et les accessoires auront comme mission d’affirmer la nouvelle nature de l’ œuvre. Les objets rudimentaires de ses constructions, jamais sophistiqués, surgiront du quotidien, sublimés.

C’est ainsi qu’est née « La Porte » réalisée en 1931. Comme ne pas voir l’encadrement et le sur /cadrage ? Ironie : cadré ou hors cadre, le jeu s’installe, le cérémonial prend tout son ampleur. L’espace s’architecture entre écriture (précise, prémice de graffiti) touches et formes en couleurs, les signes de peinture jaune, rouge et vert, en demi-cercle... Matière granuleuse, corpuscules opalins pour le centre de la construction-objet, la plume évoque autant le monde animal que l’ écriture, le petit tableau/palette, retenu mais « en dehors », offre un paysage lumineux actif, en mouvement.

Lorsque Claude Hersaint acquiert cet objet, première œuvre surréaliste construite, anachronique, inusitée... quelles sont les raisons profondes de son choix ? Sa sensibilité plastique envers « ses raretés » était déjà entièrement forgée, et son caractère décidé était prêt à suivre la périlleuse aventure de ce sentier inconnu, dont les expériences extrêmes infligées par ces peintres à leurs œuvres frôlaient la démence, mais leur conféraient une présence primitive par les matériaux abrupts utilisés. Son intuition philosophique l’a poussé à détecter dans cette œuvre son pouvoir légitime d’ existence... Et à comprendre ce nouvel abécédaire créé par son ami Miro.

Les œuvres qu’il possédait déjà dans sa collection étaient déjà étranges et singulières, chacune d’elles représentait un défi esthétique, un défi de perception innovante. L’histoire de L’Art les placera comme chefs-d’œuvre majeurs, longtemps après... Évangeline Hersaint nous raconte : Concernant “ la Porte “ je ne l’ai pas connue. Mes parents ont vendu l’œuvre lorsque j’étais bébé Ils habitaient alors avenue Junod dans un atelier d’artiste et manquaient de place !!!! Ils l’avaient mise sous le lit !!!! Mon père l’a vendue à un ami très proche , le grand collectionneur anglais Roland Penrose ( marié à Lee Miller, ex de Man Ray. ) J’ai vu que “La Porte” s’est vendue récemment à des prix délirants chez Sotheby...

« La Ferme » fait bilan, c’est un manifeste plastique. Miró dessine, peint les parcelles comme un pentagramme de cultures végétales qui rassemble toutes les actions de la matérialité et de l’âme du paysan, son humble et violent attachement à sa terre... Palette des ocres, de toute la gamme d’ocres jaunes, terres rouges, ocre orangé, ocres naturels... Miro s’acharne à jouer avec les ocres. Ainsi conformée, la surface concrète de cette palette installe les bases d’un décor organisé autour de tous les besoins quotidiens du paysan et de sa famille : la maison, les construction annexes... minutie nerveuse que cette installation méticuleuse du parcours campagnard...

Folie onirique, dans ces parcelles du terroir... Contre l’obstination de cette minutie, le peintre reprend son envol lyrique vers l’azur où l’arbre dessine avec ses ramages des formes étoilées, lui, arbre adulte qui repose dans un petit bac blanc - mémoire de sa naissance ? Il accompagne la lune... le ciel est comme une conque qui l’embrasserait dans son ouaté de cerelum. Un univers de claires valeurs outremer finissent le ciel par touches.

Le ciel et la terre ont mêmes dimensions et se partagent exactement la surface du tableau. Comment comprendre, dans cet enjeu artistique, cette « programmation » du labeur humain ? A quel moment l’artiste doit-il abandonner l’ arsenal de son attitude sensible pour le pur jeu de la peinture ? ou est-ce bien ce balancement inquiétant (entre le milieu de son vécu et l’esprit de l’intellect) qui fait de ce conflit la force motrice de la création ?

Miro choisira une autre voie que l’univers de ses lunes, fragment de terroir cultivé, il ira vers le ciel, sa coupole, le zénith. Dans ses toiles monochromes le bleu qui fut ciel devient support, un vert, sombre, fera son apparition dans l’œuvre « Chien Hurlant la Lune » toile préférée de Claude Hersaint nous disait sa fille Évangeline.

En acceptant la nouvelle voie de Miro, Claude Hersaint fera encore la preuve de son audace... en libre penseur il adhère à la volte-face de Miró, dont le monochrome représenterait le plan, surface de lecture et d’écriture qu’il avait déjà pratiqué dans les pastels sur velours, comme fonds matériel de soutien plastique des symboles et des signes-faunes. Par ex. dans « Femme », ( tableau qui a longtemps fait partie de sa collection), somptueux et déterminant exemple du cheminement de Miro vers le dépouillement du « Chien Hurlant la Lune ».

Miro ira vers l’univers philosophique de la pensée, surface de réflexion où lune et chien, ainsi que l’échelle qui s’appuie sur la sombre voûte, sont presque apparentés à la bande dessinée. Cette peinture serait fable, évocation de notre ridicule démesure, de notre finitude.

Tiphaine Robion 19 novembre 2018

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