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mardi 11 décembre 2018
   
Brèves
Le festival d’Avignon, s’est ouvert avec un spectacle controversé : Papperlapapp. Sur la grande scène du Palais des Papes, Christoph Marthaler
mercredi 2 juin
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Présenté par Charlotte Lipinska et Bernd Sucher : Cour d’honneur du palais des Papes, à Avignon. Scénographie : Anna Viebrock. Réalisation : Don Kent. 135 mn. Avec Marc Bodnar, Raphaël Clamer, Bendix Dethleffsen, Evelyne Didi, Olivia Grigolli.

Dans cet spectacle de Christoph Marthaler.... Au commencement... Le guide aveugle et polyglotte, sadique, voyeur, et colérique, emmène son groupe de touristes, timides maladroits croyants, habillés a la mode des années 50, femmes mal fagotées, hommes dans des costumes étriqués... au bon milieux, d’ un pandémonium savamment installé...Un confessionnal monumental d’où surgissent des « phénomènes » les personnages voient des apparitions, voir : de miracles, or c’est l’effet du travail d’un ouvrier qui soude... Un frigo Coca-Cola dérangeant, qui symbolise la source, l’eau intarissable, sacrée ... et une machine de laverie automatique d’où vont surgir comme du ventre d’une baleine, accessoires, images, les personnages vont essayer de s’immerger pour une cure de purification. Société, religion et politique surgissent naturellement, de cette visite exploration, autour de l’histoire papale d’ Avignon. Dérision, satire, mysticisme voilé.

Anna Viebrock scénographe lie avec justesse monumentalité a un minimalisme fécond....... matériaux et accessoires "incarnés" suivront en directe les déambulations des personnages et ces dérives, prier, manger, dormir, chaque action sera accueillie par une forme, une couleur une texture, ils seront a tour de rôle, drôles ou méchants, avec naturel nous vivrons la vie fraichement improvisées d’une micro société, standard, décadente.

Avec brio la maîtrise incantatoire de Christoph Marthaler fait le transfert par sa bienveillance envers la vulgaire bande de touristes qui deviendrons peu à peu de créatures époustouflantes...

La musique est là, « Cantique des Cantiques » et c’est eux les touristes a génuflexion facile et pitoyable, les zigotos ridicules qui entonnerons Bach, Mozart et Verdi, ses chants magnifiques, exaltants, vont nous isoler de la réalité humiliante, pour nous faire plonger dans une grave réflexion métaphysique....

Tiphaine-Stepffer

merci à Gilles Condé correcteur de mes turbulences grammaticales

En la GALERIA MAMAN RABLACI del 25 de Noviembre de 2009 al 30 de Enero de 2010 Metáforas del Hombre Contemporáneo
samedi 23 janvier

"In situ"en la Galería Daniel Maman, ubicada en la Avenida Libertador 2476 de la capital , en Buenos Aires ,fui a ver "Las metáforas de un hombre contemporáneo" instalación espacial ,de arboles construidos, armados cargados des simbólicos objetos realizados en múltiples materias brutas, como, cuerdas, lazos, tejidos y tramas ,clavos que erizan la superficie de los troncos que contienen una energía de desplazamiento apenas retenida, esta ilusión de marcha nos empuja a una de ambulación realista por las callejuelas de una aldea africana, la instalación de estas esculturas en el espacio luminoso de la elegante Galería Maman, nos hace soñar en el momento, pero luego de una observación mas meticulosa, los arboles que marchan se vuelven presencias mudas de una aparición desoladora....esta sensación se confirma con la visión de los cuadros de fuego, inmolados contra los muros blancos del espacio.... Esos arboles, tejidos, tramados, clavados , nos precipitan hacia el universo de nuestra actual martirizada naturaleza....Las metáforas del artista plastico Rablachi, nos inducen hacia una grave reflexión sobre el estado de nuestro planeta. Clique sobre esta [http://www.danielmaman.com/exhibiciones-galeria-maman_img.php ?id=8

Tiphaine Stepffer

ROMEO CASTELLUCCI- son oeuvre sa pensée...
samedi 21 août 2010
par Administrateur- tiphaine

En 1981, Romeo Castellucci fonde avec Claudia Castellucci et Chiara Guidi la compagnie Socìetas Raffaello Sanzio. Le concept qui unit toutes ses œuvres s’appuie sur la conception d’un théâtre privilégiant les expressions artistiques, trouvailles visuelles et sonores, la vidéo et des nouvelles technologies, alliées à l’artisanat théâtral. Entre le texte, l’incommunication, les images déjà véhiculent, sa recherche, de l’horreur et la cruauté d’Antonin Artaud dont le réalisateur se dit influencé. Cette exploration lui a emmené vers des grandes œuvres, de textes, de la grande tradition dramaturgique de l’Occident, dont l’Épopée de Gilgamesh, la trilogie de L’Orestie d’Eschyle, Hamlet et Jules César de Shakespeare, Hänsel et Gretel des frères Grimm, Voyage au bout de la nuit de Céline, le Livre de la Genèse de la Bible. Il analyse ses textes de façon radicale et met en question l’essence du théâtre lui-même. En 2002, c’est le début d’une longue aventure, celle de la Tragedia endogonidia, qui fera halte dans les principales villes d’Europe, le but sont les villes elles mêmes. C’est au cours de ces aventures théâtrales, dans ces villes qui vont se développer les onze épisodes de la Tragedia, dont le deuxième épisode est créé pour le Festival d’Avignon 2002.

Tragédie Endogonidia BERLIN.H O3 Onze épisodes, onze villes. Au delà, un registre plus ambitieux d’un nouveau concept du théâtre et d’une recherche d’un langage multiple adapté, et construit autour de la différence. Sur scène, une femme s’acharne à nettoyer le sol, dans un lit, caché, un enfant mort ? Crime, assassinat ? Dans la semi-pénombre, des faisceaux d’une lumière iridescente nous laissent apercevoir.... Castellucci nous ouvre les portes de l’histoire de la honte, Berlin#.03.

La société se transforme, se délie, les groupes deviennent de plus en plus différents, ennemis, et surtout ne partagent plus les mêmes désirs, ne croyant plus aux même idées. Les sociétés sont scindées, ce sont les raisons de transformations, de dédoublements de cette aventure théâtrale, sur l’horreur, cruauté, il faut aller chercher loin des images, qui frappent encore, la sensibilité du public, Castellucci, s’organise, prend de raccourcis visuels d’une splendide plasticité, surtout les scènes les plus osées sont empreintes de la beauté sauvage d’un matériel presque stellaire qui devient du langage visuel.

...Et pourtant cette chambre et son personnage nous transportent en Grèce Antique, les immolations, les sacrifices pour apaiser les dieux, du classique, un cerveau multiple s’installe, c’est de l’intelligence artificielle, théâtre allégorique, tragédie, la classique célébration de l’acte fondateur, dans ce décor, la douleur, le sexe, l’obscène, les jeux d’enfants, la cruauté, et la mort, explosent.

Ces visions sont illuminées, cage de transparences, jeux d’ombres, pénombre lunaire, beauté chiffrée d’un rêve millénaire, la maîtrise de nos destins. L’instinct le plus primitif, le meurtre, ouvre cette cérémonie Les tableaux se déroulent sans textes, opalescence charnelle et gestes interdits, Roméo Castellucci nous oblige à voir en dehors des protocoles de la convenance esthétique. La vérité s’impose, brûlante à nos yeux, unique et singulière, les fragments de cette histoire se plient à l’orchestration de l’unité finale. Tiphaine-Stepffer à Avignon

C’est une œuvre sur le mouvement. Sur le geste dépourvu de tout contenu. C’est un acte avec les mots. C’est une sorte de danse. Un folklore d’oubli, nocturne, complètement et parfaitement occidental.Cette fois-ci ce sera une sorte de danse sans aucun contenu, dont la seule morale sera de tracer des lignes dans le volume d’un espace.

L’espace, ici, représente la demeure de l’esprit, et non pas un espace. Je ne suis pas si primitif. Une série de tableaux. Une série de représentations apparemment séparées. On pourrait dire une série de nombres qui, essentiellement, dévoilent différents aspects des relations humaines. Une pièce de deux minutes, suivie par une de douze, par exemple, suivie par une de trois, suivie encore par une de vingt, etc. etc.

Des gens différents. Des acteurs courageux. Quelques jeunes gens. Des tonnes de tendresse. Certaines scènes seront parlées. Une sorte de « portrait » issu de l’archive immense du geste occidental. Une sorte de synthèse du geste perdu de l’Occident. Une sorte de vision de fantômes abritant chaque geste quotidien comme une coquille vide. Le drame d’un geste consiste à ne plus avoir une expérience pouvant le soutenir.

Le drame d’un geste consiste, immédiatement, dans le fait de devoir aller d’un point A à un point B d’un espace ; de devoir se placer entre deux choses, entre deux points : c’est ça le petit drame de chaque geste. Toutes ces coupures, toute cette réalité qui explose sans cesse. Tous ces fragments différents de temps qui sont emportés et qui, comme de l’huile, salissent les bras et les jambes de ceux qui font ce geste. Toute cette confusion derrière chaque simple geste. Cette panique. Cet affreux automatisme.

Sera-t-elle une œuvre qui cherche la beauté et , l’équilibre du mouvement ? Qui cherche le discours de la danse ? Ou de l’anti-danse ? Une œuvre sur la crise ? Je pense que ce n’est pas ça le problème. Je le répète : les artistes n’ont rien à voir. Ils ont fait leur temps avec leurs visions. Je serai plus direct. Un théâtre cultivé, ça ne m’intéresse plus. Pourtant, je ne saurais plus à qui m’adresser, vue que le peuple n’existe pas non plus. Mais là encore, ce n’est pas ça mon problème. Je sens que je dois le faire, et c’est tout. L’une des tâches politiques du théâtre que j’observe maintenant est d’aller jusqu’au bout de la spécificité de son langage. Sans craindre l’incompréhension, l’impossibilité de communication, ou de traduction, de jugement, d’explication ; sans l’anxiété de justifier son manque de discours et l’absence du discours en général ; avec une stratégie autour des mots et autour des images organisant une nouvelle réalité. Voilà, en synthèse, le mouvement du théâtre tel que je le conçois. La rapidité de réaction et de transformation de sa forme devient une stratégie de fuite, nécessaire à soutenir le poids de cette époque. Romeo Castellucci