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mardi 11 décembre 2018
   
Brèves
JEAN DEGOTTEX // GALERIE « PASCAL LAINE » A MENERVE
samedi 31 décembre

JEAN DEGOTTEX

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La place de Jean Degottex ( 1918- 1988) dans l’histoire de la peinture contemporaine en France est maintenant largement reconnue. On le rattache souvent au mouvement d’après-guerre dit de l’ « abstraction lyrique ». En réalité, son œuvre est un parcours original et singulier de 40 ans. Chaque période épuisant une possibilité formelle, ouvrant la voie à une nouvelle possibilité. Du geste au signe, du signe à l’écriture, de l’écriture à la ligne. Autodidacte et libertaire de formation, il passe définitivement à l’abstraction en 1951, qui est aussi l’année où il reçoit le prix Kandinsky.En 1955, il rencontre André Breton qui voit dans sa peinture, un nouvelle illustration de l’ « écriture automatique » et lui signale aussi son affinité spontanée avec la pensée et la pratique du bouddhisme Zen . Des lors il ne cessera de développer son art au plus prés des notions orientales de « vide » et d’« immédiateté ». A partir de 1966 ses séjours à Gordes se font de plus plus longs et fréquents. Sa compagne Renée Beslon connaissait bien Gordes et ses artistes depuis la fin des années quarante . A Sénanque, en 1979, il expose la série de ses Dépli-bleu, réalisés en plein air sur la vaste terrasse qu’il avait aménagée parmi les restanques qui bordent la route de Murs . Nous allons ensemble, sur l’ancienne décharge de chantier, chercher les matériaux les plus pauvres et les plus abandonnés. Sur des briques de démolition, des papiers sacs de ciment , des poutres de bois brut, il dépose ensuite la marque de son propre regard. En 1981 , il reçoit le Grand Prix National de Peinture. Sa méditation s’oriente progressivement sur le support et la matérialité de l’œuvre. Ainsi ses « papiers » ( le mot dessin est exclu de son vocabulaire) peuvent montrer leur grain et leur texture interne, magnifiée par déchirure, scarification, surcollage puis arrachage. Le pinceau n’a plus droit de cité. Son œuvre restera celle d’un extrême minimalisme où jamais la rigueur ne prend le pas sur une extrême sensibilité. Dominique Bollinger

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Nouvelle brève
jeudi 24 novembre

7éme ART A CABRIERES D’AVIGNON COURT c COURT !

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Depuis 18 ans cette Equipe CcC ,poursuit sa démarche novatrice Le menu était époustouflant, la diversité des styles, des regards, des matières, les cinéastes, ont présenté des œuvres expérimentales abouties, nous donnant des preuves de leurs recherches, œuvres insolites, drôles, parfois d’une accablante beauté, fonçant de front vers ce 7 éme Art tant attendu, c’est fut une vraie découverte... Nous vous parlerons pour commencer du cinéma expérimental.... Nous avons choisi, « Ailleurs » de Lixin Bao, belle, énergique, profonde, quelque peu nostalgique, façonnant un rêve d’enfant, un rêve d’antan, Les locomotives à vapeur. Cette étonnante œuvre, qui dure 12’ 48, va nous conduire au fin fond de la Chine et de la Mongolie, par les vois ferrés, la machine est visualisée, analysée, décortiquée, son corps de fer avec ses tensions et sa densité technique, l’artiste Lixin Bao nous offre cette anatomie glacée et puissante, par des superbes plans ouverts, serrés, elle nous introduit par son regard dans le devenir d’un corps « machinique et par cette métamorphose nous propose un autre corps plus « sensuel » celui de l’œuvre plastique, en couleur sur des images fixes l’artiste se balade autour des ses agencements de fer, fumée, vitesse, percées inondées de lumière, des tableaux lents... sa maîtrise minutieuse nous conduit a la découverte de ce grand corps mécanique, rendu vivant, par son art de Plasticienne.... En toile de fond des employés en voix-off, hors champs, nous racontent l’expansion de la société chinoise par l’exploitation massive géré par le pouvoir. stepffer-tiphaine

La scène nationale de Cavaillon" Un truc de fou ! "du 10 au 19 novembre expositions jusqu’au 10 décembre
lundi 14 novembre

« Heureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière. » Michel Audiard

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Vitrine "des Fous" centre de Cavaillon

C’est un peu cette démence, et aussi ce charme charismatique, que nous nous proposons d’explorer pendant ce mois de novembre. Des « psys » (choisissez la fin de mot qui vous convient), mais aussi des artistes vont nous accompagner sur ce chemin délicat et ardent. Le terme fou est un mot que nous devons surtout conserver dans notre langage quotidien, faire en sorte qu’il ne soit pas dissout avec tout ce que notre société d’aujourd’hui aime démonter, et lui fait par exemple nommer ( laboratoire de production culinaire » la cuisine qui se construit à l’hôpital, ou encore ouvrage de franchissement de la Durance » le futur pont de Cavaillon. Nous allons nous immerger dans la profusion de création artistique réalisée dans (et hors de) l’hôpital de Montfavet, celui qui accueillit longtemps et vit mourir - de faim en 1943 la grande Camille Claudel, à qui nous rendrons hommage. Nous allons vous proposer de découvrir d’autres travaux d’artistes en familiarité avec cette douleur, et aussi regarder ce monde et le vivre à l’intérieur, nous interroger, partager les expériences, en colloque, en films, en débats ...

Ceci est la première édition de rendez-vous réguliers que nous avons nommé l’exclamations ». Ceci n’est pas un festival, quoique. Là, c’est juste Un truc de fou ! Jean-Michel Gremillet

HOMMAGE à GERARD DROUILLET GALERIE PASCAL LAINE
mercredi 7 septembre
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Le 10 septembre au 4 octobre 2011

L’art de Gérard Drouillét s’il se nourrit d’un long et patient travail du quotidien, s’exprime dans une écriture particulièrement originale et riche d’une force poétique. Sa peinture emmène le spectateur dans les méandres labyrinthiques d’un monde fantastique et foisonnant. Ses tableaux nous proposent des visions étranges, de visages hiératiques ou de plantes magiques, formes complexes mais énoncées dans un vocabulaire parfaitement maîtrisé. Dans un paradoxe, les peintures comme les sculptures de Drouillét sont empreintes tout à la fois de violence et de calme, de démesure et d’une grande retenue, de sublimation et parfois de perversité. Cet artiste nous entraîne dans des paysages psychiques contradictoires dans des fantasmagoriques qui ne seront jamais expliqués.

Philippe Latourelle Président du Centre d’Art Présence Van Gogh

GALERIE PASCAL LAINE A MENERBES // Présente les oeuvres de MARINE di STALI
vendredi 3 juin

GALERIE PASCAL LAINE A MENERBES

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Présences élaborées, visions construites dans une atmosphère de rêve, le peintre Marine di Stali structure son univers à caractère d’évocation d’un temps qui fuit qui fut, raffiné, précieux... Dans ces espaces ou ces images symboliques se meuvent et surgissent par l’introduction des couleurs intemporelles des ocres, des terres, animés par des touches minimalistes d’orange, de bleue, des verts, comme des signes de forces qui affirment ces présences a la géométrie élancées, .... Images arrêtées, dans leurs mouvements par l’obstination d’une technique savante, qui donne à voir des sou- couches, surfaces anciennes qu’on distingue à travers les effacements successifs auxquels l’artiste Marine di Stali fait subir a ses œuvres sujettes a son exploration mentale, faisant appel a une peut être mémoire musical, ritournelle enfantine, converti en espace plastique , pensée métaphysique d’un éternel retour.

Stepffer-Tiphaine

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HERNANN
LE SYSTÈME VIRIL
vendredi 9 août 2013
par Administrateur- tiphaine

LE SYSTÈME VIRIL

Si la pensée féminine a toujours été occultée, par contre la pensée virile sous toutes ses formes est imprimée dans les apparences du monde. Elle est inscrite dans les choses, dans les formes, dans l’art, dans la pensée, dans les différents sys¬tèmes sociaux, avec l’inlassable persistance qui caractérise les enfants sûrs d’être approuvés par leur mère. Et la première fonction exigée de la femme, n’est-elle pas celle-ci : approuver ? Pas d’assassin, pas de bourreau concentrationnaire, pas de monarque dégénéré qui n’ait trouvé d’épouse, le plus souvent dévouée, et aucun tribunal n’a jamais posé cette question : Pourquoi n’avez-vous pas quitté cet homme ? Lorsque la femme pénètre enfin - et toujours de biais ¬ dans ce mystérieux monde viril dont elle a été si longtemps exclue, siège de tant d’aventures merveilleuses contées dans les livres et les films, entouré par l’aura d’une culture si longtemps défendue, elle est frappée par le fait que l’abstraction y domine sous deux espèces : le système et la hiérarchie. Que la pensée de l’homme reflète l’ordre de structures qui lui sont extérieures, cela est possible, mais, au malaise qu’elle éprouve à les contempler, la femme sait bien que celles-ci lui sont parfaitement étrangères. TI est remarquable par exemple que le premier sens du mot système, défini par le dictionnaire Robert, soit celui-ci : « Ensemble organisé d’éléments intellectuels. » C’est seule¬ment le deuxième sens qui donnera : « Ensemble possédant une structure ou constituant un tout organique. > La première acception est mentale et abstraite, c’est seule¬ment la deuxième qui vise la réalité objective, telle qu’elle se comporte en dehors de la vision de l’homme. L’homme se préfère à ce qui l’entoure au point de faire passer ses catégories mentales avant celles de la réalité objective. On ne manquera pas cependant d’objecter que si les struc¬tures de la matière sont homologues à celles de l’esprit, le mal n’est pas grand : placer l’un avant l’autre revient à une simple question de préséance. Mais cette préséance, cette manière de se placer avant est précisément ce qui caractérise - non pas seulement la pensée humaniste chrétienne - mais bien la pensée virile tout entière. De cet acte premier découle une vision du monde, celle qui précisément distingue l’homme de la femme. La femme, en effet, toujours obligée de tenir compte d’autrui, et aussi d’une réalité matérielle à quoi elle échappe moins facilement que l’homme, ne peut que penser un cosmos dont elle n’est pas le centre. Ceci est la cause de bien des échecs, lorsque, sans prépa¬ration autre que technique ou scientifique, elle pénètre dans le monde des hommes. Tout l’étonne : la prolifération des systèmes, économiques, politiques, juridiques, intellectuels, dont chacun se croit déterminant et d’où seule la vie est exclue au profit d’un modèle qui élimine ce qui ne lui est pas conforme. Dans ce grouillement s’agitent des hommes dont on se demande le plus souvent pourquoi ils occupent une place plutôt qu’une autre, sinon qu’ils y ont été propulsés par cette puissance pathologique semblable à l’homme car, sourde à toute raison, elle ne s’occupe que d’elle-même : la société. Dans ce monde où chacun s’avance invisiblement masqué, la femme s’imagine qu’enfin elle va pouvoir retirer son voile, mais qu’elle prenne bien garde : ici, elle va perdre ses der¬nières illusions. Ce mystère viril qui l’intriguait tellement et sur lequel on lui a tant appris à rêver, auquel on l’a élevée à complaire, n’est autre que, déguisé jusqu’ici par le désir ou le confor¬misme familial, l’incapacité absolue d’aimer autre chose que soi ou que ses possessions (les femmes et les enfants en faisant occasionnellement partie). Le travail le plus désintéressé en apparence n’est qu’un empire qui se crée avec un nouveau maître, et pour construire ses nouvelles pyramides, chacun cherche ses esclaves. Les femmes seront donc souvent les bienvenues. On rira tout bas de leur acharnement à poursuivre un but qui ne leur rapporte rien, à réussir encore à aimer ceux qui les exploitent et surtout à croire en l’immense armure sociale qui a le privilège de donner une apparence utile et vertueuse aux calculs les plus éhontés. Si la femme reste elle-même, continue à penser en termes d’harmonie et non de lutte, de don et non d’échange, elle se fera impitoyablement écraser. .Si elle adopte les valeurs viriles en cours, la sécheresse et l’impérialisme, elle réussira au prix de sa propre destruc¬tion et elle ne manquera pas d’éveiller l’ironie. Ce qu’elle gagnera sur le plan social, elle le perdra sur le plan privé. Laisser les femmes participer à la société n’est rien si cela consiste à les spolier de ce qui les rend différentes (...)

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