Editions Tiphaine
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Dernière mise à jour :
mardi 11 décembre 2018
   
Brèves
Toc Toc Toc 15 version électronique est en ligne...
dimanche 3 février
L’édition électronique de la revue Toc Toc Toc 15 est en ligne, son thème est le rire. Bonne lecture.
Toc Toc Toc 16 est paru
vendredi 25 janvier
Le numero 16 de la revue Toc Toc Toc vient de sortir. Lire la suite.
Toc Toc Toc 15 : Le Rire ... pas si simple ....
lundi 5 novembre
Nous voila en plein dans le numéro 15 de notre revue toc toc toc. Pour le dossier du rire une classifications par ordre chronologique, s’imposé, mais quand nous sommes tombes sur la phrase de NIETZSCHE « citation...je ferait une classif des philosophes par le rire...... Donc avec cette référence en tete nous nous sommes lancés dans le RIRE.Parmi les auteurs qui ont donné mauvaise réputation au rire, et ceux qui sont centré leurs recherche philosophique autour du RIRE... et a partir de là : presque simple, sinon que les penseurs choisit sont parfois en contradiction avec leurs idées déjà très complexes, et chacun voulant être le premier a avoir découvert le contenu du rire, presque tous sous influence des anciens philosophes comme Aristote, doctrines et concepts, se chevauchent, lui-même influencé par Cicéron...il a trois livres : de l’Oratore, de L’ELOQUENCE et la Rhétorique, il existent aussi des citations, des proverbes, des lettres « apocryphes », (Hypocrates à Démocrite selon les uns , des bouts des traités, des pièces de théâtre , Aristophane génial défenseurs de la libre pensée... Un chaos, innombrable dans lequel nous nous sommes débattus, entre Démocrite, philosophe dont le rire était avant l’heure presque thérapeutique, les traités des médecins assez nombreux, Joubert, etc.. Nous qui nous sommes pas ni philosophes, ni des penseurs, et avec pour tout bagage l’enthousiasme et la curiosité, pour le Thème sacré du RIRE, arborant un discours « plus qu’impure », selon Vuarnet.. bref, des « irresponsables » Notre seul secours a été en premier lieu Descartes ,lui scientifique et savant, faisant table rase de tout, analyse, et nous fait sentir et ressentir avec son mécanicisme le sensible dans le rire : l’admiration. Dans « Les passions de l’âme » Hobbes prendra, empreintant aux anciens et a Descartes (qu’il traduira),admiration, haine, mépris, et « gloire soudaine » empreint a Quintilien, se voulant l’unique détenteur de touts les sentiments contenu dans le RIRE, Baudelaire et son RIRE satanique, le critique sévèrement,et soutien que : ses idées sont les idées de Quintilien et de Cicéron. Et puis il y a Bergson les uns aiment les autres le traitent de « barbant méticuleux ». Enfin Rabelais dans son Gargantua...nous fait rire le divin philistin, visionneur,messager pédagogique. Le fil de Nietzsche nous conduit vers les deux versants de cette expression appelé RIRE , les rhétoriques, convaincus de leurs propre sérieux et influencés par Aristote, « le rire est le propre de l’homme », mais quel est le contenu du RIRE, ? jugement sur les faiblesses humaines, mépris, orgueil, vanité ?. Non Il y a d’autres noms qui forcerons et clarifierons le RIRE ...comme plaisir, désir, bonheur...l’autre vie, la vie légère de Spinoza, a Voltaire, Deleuze, Ionesco, Arrabal, Perec, Queneau, etc.
Toc Toc Toc 15 est paru
jeudi 25 octobre
Toc Toc Toc 15 est paru, son thème est le rire. Le sommaire est en ligne.
Toc Toc Toc 15 en cours...
mercredi 10 octobre
Le numéro 15 de la revue Toc Toc Toc va paraitre, son thème Le Rire, un thème difficile mais au combien passionnant. Sortie prévue le 15 Octobre.
MANIFESTE
SERPAN SIGNES NOIRS A LA GALERIE STADLER
mercredi 1er juillet 2009
par Administrateur- tiphaine
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On le sait : la jeunesse a toujours raison pourvu qu’en prise directe sur le présent, elle mise sur l’avenir. Le présent pour elle ? Nul doute : comme les hypostases du bon Dieu, il est multiple en une seule actualité et se nomme pop-made-in-U. S. A., op quasi-quadragénaire et toutes les modalités néo-réalistes. Qu’on le veuille ou non, ces tendances sont et, comme telles, représentent les points d’irritation de la vie artistique actuelle. Pour un jeune peintre donc, elles constituent l’alphabet et la table de Pythagore sur quoi asseoir les prémices de son oeuvre. A lui, par la suite, s’il en a l’étoffe, de passer outre. Que, jusqu’à ce jour, ce passage-outre n’ait guère été entrepris ne change rien à l’affaire. Reste maintenant la question, plus délicate, des non-jeunes et des moins-jeunes, artistes arrivant avec leur acquis dans une époque qui n’en fait plus sa pâture. En bonne logique binaire, abusive et commode, il n’y a pas l’embarras du choix : la palinodie ou la persistance. La palinodie : c’est le lot, gaiement accepté, de tant de girouettes, hier tachistes (en vertu d’une « profonde nécessité intérieure »), aujour¬d’hui réalpopop (en vertu d’une « profonde néces¬sité intérieure »), demain autre chose (en vertu d’une « profonde nécessité intérieure »). L’oppor¬tunisme a toujours fait chanter les harpes éoliennes. Erreur grossière cependant : à vouloir coûte que coûte être d’aujourd’hui ou de demain, on se voue à n’être rien : suiveur ou plagiaire. L’alternative est en effet brutale : il faut appartenir à la pha¬lange des pionniers ou se taire. Là encore, la commode et simpliste dichotomie binaire montre que persister mène à deux attitudes : ou l’exploitation d’un acquis devenu recette de production, ou développement inlassable de ce même acquis préliminaire. Parce que des modes de sensibilité inusuels sont apparus et que des langages plus ou moins nouveaux ont pris corps, l’artiste arrivé à mi-chemin de sa vie doit-il, pour autant, renier son propre champ de recherches alors que celui-ci, bien qu’exploré par lui depuis quelques années, n’a pas encore livré tous ses secrets ? Qu’on me permette de reproduire ici la réponse que j’ai donnée à une enquête sur la musique sérielle « le critère d’antériorité, y disais-je, a de tous temps paru décisif : on acceptera en 1965 un Messiaen bien qu’il pro¬longe, mais en toute logique vis-à-vis de lui-même, l’exploration d’un univers sonore ébauché il y a plusieurs décennies ; on bannirait tout jeune musicien qui, en 1965, entrerait dans la carrière en prenant appui sur ce même univers. Ou encore, qui songerait à discuter le « Jugement dernier » sous prétexte que, dû à une main sexagénaire, il a été peint à une époque où tout jeune artiste eût été considéré comme rétrograde s’il avait fait sienne, alors, l’esthétique de Michel-Ange ? La question est compliquée. Il n’y a pas lieu de l’aborder ici ».

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L’ensemble de toiles que la Galerie Stadler me fait l’honneur de proposer à l’attention des ama¬teurs d’art permettra à ces derniers de suivre jusqu’à nos jours l’évolution d’un langage ébau¬ché dès 1947-1948. A la période qualifiable de pré informelle », où l’accent était mis principalement sur des problèmes d’espace, succède - aux environs de 1952-1955 - une période d’invention d’ensembles de signes auxquels le jeu simultané de la sensibilité et de l’effort conscient devait donner qualité de structures et de formes ouvertes. Employées sans doute pour la première fois dans la peinture moderne, du moins de manière concertée et réfléchie, ces notions, banalisées et quelque peu dévalorisées depuis, donnaient lieu, alors, à bien des confusions et bien des malen¬tendus du fait de leur appartenance ou de leur origine mathématique. Répéterai-je donc que l’apport des sciences n’est et n’a jamais été pour moi autre chose qu’une trame notionnelle, qu’un schème directeur, selon lesquels articuler ma démarche de peintre ? Le contresens, lorsqu’il a été fait, a été d’en déduire la mise en tutelle de la peinture au profit du savoir scientifique. Celui-ci, à mon sens, ne saurait tout au plus que faciliter la compréhension a posteriori de ce qui a été peint ou suggérer a priori les voies possibles pour ce qui sera peint. Après coup ou avant coup donc, jamais lors du coup, quand règnent le tempérament, le caractère, l’informulé et toutes ces constellations, difficiles à cerner jusqu’à nouvel ordre, qui concourent à élaborer la personnalité du peintre en tant qu’homme agissant. Il ne m’appartient pas de dire s’il s’agit là d’attitude tachiste, informelle, lyrique¬ment abstraite ou autrement étiquettable.

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Quant aux toiles récentes, réalisées après un silence de plus de deux années (dont je suis l’exclusif responsable), il est loisible d’y voir les développements de diverses situations antérieures insuffisamment explorées ou non encore abordées : zones froides, réduites le plus souvent au noir ¬et blanc et d’où se trouvent bannis, autant que se peut, lyrisme, humanité et chaleur d’expression, zones chaudes qu’anime l’interdépendance des couleurs et des formes construites dont surgissent des « propositions de paysages où l’oeil et ce qu’il y a derrière sont invités à errer, peut-être à se perdre.

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SERPAN 1967