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lundi 29 janvier 2018
   
Brèves
LA COMEDIE FRANCAISE :édition « Les Petites Formes » Eric Reinhardt
samedi 17 avril

L’ARGENT

Eric Reinhardt

« Leverage de quatre »

Le départ de cette pièce de théâtre, d’Eric Reinhardt, nous plonge dans le milieu boursier, les traders, élite minoritaire, s’offrant défis, risques, chiffres a l’appui, dont l’argent médium virtuel, dépasse les mathématiques pour atterrir en plein dans l’algèbre, «  L’algèbre de Boole des fonctions logiques permet de modéliser des raisonnements logiques, en exprimant un « état » en fonction de conditions. » Eric Reinhardt se servira du langage courant des gens de la bourse sans rien trahir de leur vocabulaire, restituant ainsi leur profil, et leur esprit formaté. L’écrivain n’a pas à épaissir l’importance des événements. Ce « jeu » boursier a commencé vers les années 80, suite à ce nouveau phénomène de société,une série de scandales financiers a suscité et excité les « médias ». Le scénario est le même et de ce qui est en jeu, la transgression du tabou le plus important : L’Argent. Ce leverage met en scène des personnages tirés de la réalité contemporaine, il nous est imposé par quatre « traders » assiégés. Les personnages vont à fur et à mesure du rythme donné par la menaçante foule qui cri à l’extérieur, incarner cette « faune » de l’élite boursière, Ils se préparent à partir, plutôt fuir, la démence crée par la démesure de ces opérations financières licites. Devrons selon, les stratégies propres a leurs natures à risques forcer le PDG a un dernier investissement, réalisant ainsi un dernier coup boursier, Malgré la réaction de ouvriers révoltés qui veulent a coup de hache rentrer dans leur maison. L’absurde s’installe, acclamé, les propositions de plus en plus « risquées » des transactions mirobolantes de ces traders font que la pièce prend une tournure classique, la peur, le danger, peut être la mort, une presque fin d’un monde, même si ce monde là est devenu virtuel, avec ces derniers réclameurs, s’exécutant a pile ou face, devant l’hôte obligé, le PDG, hésitant au début, finira par "chuté" dans le piège. Leverage Buy Out, ou rachat d’une société par une holding Compagny ; soutenu par des paris Killers... comique, pathétique, grotesque. Le récit d’ Eric Reinhardt est aussi le reflet d’une nouvelle face de notre société, et ses systèmes économiques,politiques, trame perverse,dont les traders, prototypes cyborgs,sont les « cerfs » de ces transactions autorisées, licites. Valeurs suprêmes en hausse : Le Pouvoir, la Réussite. L’écrivain nous a montré et décrit dans son roman « Cendrillon » un de meilleur livre de la Rentrée Littéraire 2007 ... Dans un chapitre de son livre, fait une descriptive minutieuse de l’univers des traders,en soulevant toutes les conséquences dut à l’ « effet de levier » " L’auteur décrit dans un récit haletant les laissés-pour-compte de la classe moyenne soumis aux extravagances et exigences de la mondialisation " Yves Simon. Funeste gageure : l’Argent et des risques énormes à subir Ils sont autorisés à utiliser tous les produits disponibles Ils sont autorisés à tous les produits dérivés Ils sont autorisés à tous les profits des capacités de « leverage » Ils sont autorisés aussi a utiliser toutes les capacités de « shorter » Désormais, David, Olivier, Alice, Anne Sophie et Bernard piégés, nos traders, allégrement euphoriques, traques, mais préservés par leurs folie, vont continuer ce jeu pyramidal, jusqu’ au noir absolu...le vide Et d’autres jeux, et enjeux verrons le jour, pour remplacer « Yours’ / ’Mine’ / ’Change’ / ’Your Risk’/ ’How now ?’ / ’Nothing here »

Tiphaine 18/avril/2010

Nouvelle brève
dimanche 19 avril
Toc Toc Toc Numéro 9 est sorti, à voir le sommaire, l’histoire...
Giordano Bruno brûlé vif par le concile en 1600, qui revendique la Nature contre l’Esprit pur d’un Novalis métaphysique,
lundi 13 novembre
Hors des contextes des dogmes, des normes, qui rêvent de métamorphoses et des pluralités, des mondes, des corps célestes et autres. Giordano Bruno brûlé vif par le concile en 1600, qui revendique la Nature contre l’Esprit pur d’un Novalis métaphysique, qui fera la parodie de l’enseignement des répétitions, contre le discours du père, de la mère, et son pouvoir qui lui vient de la détention de la langue maternelle, entre le discours et l’imitation, pouvoir plus diffus. Sade contre la Famille, contre la reproduction, emprisonné a la Bastille. Et d’ autres penseurs politiques, comme Karl Marx dont le réel, le temps, l’espace seraient « le terrain » d’une des réalités possibles. Nietzsche praticien- philosophe contre les humiliations du travail, sans plaisir. Discours impurs, sublimes et tragiques, destinées solitaires, êtres vecteur des intensités décelées, rapports de serre envers la Nature, serait ce ces êtres qui rentreraient dans les rangées des Artistes-Philosophes. Leonardo da Vinci praticien expérimentateur, créateur de machines, d’accessoires mécaniques, chirurgien spontané des dissections anatomiques, créateur pluriel, qui se complut aux plus hasardeuses recherches, dans sa monstrueuse ambition intellectuelle. Il manipule, scalpe, et se roue, sur le plus grave, le paradigme de l’homme. La Philosophie et L’Art. Le désir de connaissance, la Connaissance par le désir, nouveau concept de l’Absolu. Attitude de l’artiste nouveau. L’Oeuvre est liée à la Vie, et la gestation des œuvres tantôt refluant violemment ou bien conçues laborieusement, sont éjectées par la source primordiale, LA VIE.
Grigory : une énigme
mercredi 23 août

Nous ne pouvons pas ne pas parler du génie mathématicien russe : Grigory Perelman. "Il a donné les clés de la conjecture de Poincaré" C’est bon on a compris, pas de la même planète... Qui est donc cet être, rare, inhabituel, avare de sa personne, qui rechigne, qui refuse des prix aussi fabuleux que « La Cley Mathématics Institue » . Selon certaines nouvelles de la presse, il paraîtrait, de caractère solitaire, promeneur, hors du monde, la (sa) solution à l’énigme Poicarré ... plus de 100 des meilleurs mathématiciens de ce monde se sont mis à recoller les morceaux éparts laissés par un cerveau hors du commun, ils ont voulu retrouver les étapes que le Monsieur n’avait pas voulu écrire, style trop facile, maintenant il va falloir qu’ils trouvent déjà une unité à l’ensemble de l’oeuvre en gestation avancée de ce mathématicien « non professionnel » pour tenter de le comprendre, heureusement Grigory Perelman sera déjà loin, perdu dans ses mathématiques faites de concepts que lui maîtrise absoluement, pour nous c’est lui l’énigme, y’a beaucoup d’inconnues, merci Mister, jongles encore avec la topologie, avec les boules pleines ou creuses, c’est déjà ça de pris pour nous, simples humains.

La Luciole

Bienvenue Marius
jeudi 9 février
Aujourd’hui 6.2.06 à 11 heures 40 minutes, une amie Frankie a mis un enfant au monde, sur la planète Terre, bienvenue Marius, son père Damien a dit de lui qu’il était si plissé qu’il ressemblait à un chien chinois, moi j’ai dit plutôt une chenille, plissée. Marius, quand tu auras l’age de raison, je te lirais Gilles Deleuze, pour la question plis, il a dit aussi que la lumière le dérangait, je te lirais la nostalgie de la lumière de Michel Cassé astronome de l’invisible, nous allons beaucoup nous amuser... que sera t’il advenue de l’eau ? de l’air ? du lait ? la planète Terre va mal..... aurons nous trouvé des solutions, serons nous plus conscient et plus respectueux de cette magnifique planète ?
Sur le Web
Fernando Arrabal
overview on Fernando Arrabal’s life and work. Le site officiel du grand Fernando Arrabal, ami et collaborateur pour notre revue Toc Toc Toc.
La Luciole Electrique
Le site de la Luciole un de nos collabarateurs à la revue Toc Toc Toc. C’est pas parce que l’on a rien à dire qu’il faut pas le faire savoir. Tout un programme...
Au nom de tous ceux que j’aime
Le site de Dominique Durok, à consommer sans modération.
Dominique Cros
Site de Dominique Cros, artiste photographe. Un très beau site à découvrir ou à revisiter. Une grande photographe.
Espace Tiphaine Bastille
Site de l’espace Tiphaine (ancien site du Groupe Tiphaine).
Cabinet de curiosité
Jean-Claude Aubry
Poèmes en queue de cerise (la suite).
jeudi 15 mars 2007








 


L’avenir de l’enfant


Notre fils est trop paresseux

Voleur, menteur, bon à rien,

Qu’allons-nous en faire Adrien ?

Ne t’inquiète pas mon Elise

Il a son avenir en main

Et a les qualités requises

Pour faire un bon politicien.


Justice


Récemment, Dieu se vit proposer par Saint Pierre

Une nouvelle loi

Qui ne manquerait pas

D’emmerder tous les milliardaires,

Ces rapaces, ces sangsues qui aiment

Beaucoup trop leur galette pour en faire profiter

Les petits vieux frileux, les prolos exploités.

Il suffirait, dit-il à notre divin père

Que vous leur permettiez d’emporter leur pognon,

Leur or, leur argent, leurs titres, leurs actions

Avec eux, dans leur bière.

Chaque centime leur vaudrait

Un siècle ou deux chez Lucifer.



Propos amoureux tenus par ...


Un médecin :

Quand je vous aperçois, ma tension s’emballe,

Je ressens un frisson dans l’épine dorsale

Mes neurones se bloquent, mon cœur part en cavale

Mon taux d’adrénaline monte à la verticale

Un technicien :

Mes rouages qui d’ordinaire

Sont huilés à la perfection,

Prennent du jeu et sans raison

Se mettent à tourner à l’envers

Quand j’aperçois votre châssis

Débouler dans mon univers.

Un paysan :

Cré vingt Gu, la Marie !

C’est-y pas Dieu permis  !

Quand j’te vois, j’en oublie de tirer ma piquette

Ou d’aller à l’étable pour traire la Blanchette.

J’en deviens tout bazu quand j ’vois tes mamelons

Qui dressent sous ta blouse

Et j ’reste piqué là, dans la cour, comme un con,

Les deux pieds dans la bouse !

Un ecclésiastique  :

Ta seule vue, chère enfant,

Fait jaillir sous ma robe des sentiments coupables

Qui grossissent à vue d’œil et je suis incapable

De tenir à deux mains cette œuvre de Satan

Et rien que de songer au démon qui l’habite,

Je m’en vais de ce pas tremper mon goupillon

Dans un verre d’eau bénite.

Un militaire :

Madelon tu es belle, comme une mitrailleuse,

Comme un char d’assaut neuf, comme un camion bâché

Tu n’es pas sans savoir, Ô, toi ! Cruelle gueuse !

Que sous cet uniforme, discrètement caché,

Sommeille le lancier le plus vaillant du monde

Qui, se gonflant d’orgueil quand il te voit passer,

Pointe aux cieux fièrement sa tête rouge et ronde

Et durcit à tel point que je ne puis pisser !




Errare humanum est


Il voyait des éléphants roses,

Des souris bleues, de serpents verts

Pour Esculape, il était clair

Qu’il s’agissait d’une cirrhose.

Il s’en fallut de peu de chose

Qu’il n’achève son pauvre patient

En le forçant à ingérer

Tout un tas de médicaments.

Un jour, le savant médecin

S’aperçut, ce fut pur hasard,

Que notre homme était daltonien.

Ayant placé sa foi dans les grands spécialistes

Ce crédule benêt

Fut soigné par un oculiste.



Divine invention


Dieu dit un jour : " les hommes veulent me ressembler,

Si je les laisse faire

Ils me prendront la terre

Puis finiront bientôt par me donner congé

Et si je veux garder la main,

Il faut que je trouve un moyen

De me garder de ce danger "

Il se mit au travail pendant mois et semaines

En ne ménageant pas plus son temps que sa peine,

Jusqu’au jour où, sorti de son vieil atelier,

Il fit vibrer les cieux en hurlant un " ça y est !

J’ai à la fin des fins trouvé la solution "

Son visage arborait un large et franc sourire,

Il venait d’inventer les cons

Qui, depuis ce temps là, prolifèrent à loisir.



Symphonie pour gueule de bois et orchestre


Deux fanfares, trois régiments

De blindés et des roulements

De tambour, des volées d’obus

Voilà ce que j ’ai sous le crâne

Quand d’aventure j ’ai trop bu.


 

Sagesse paternelle


(honteux plagiat de la fable de La Fontaine " le laboureur et ses enfants "

un malheureux smicard sentant sa mort prochaine

fit venir ses deux filles, leur parla sans témoin.

Gardez-vous, leur dit-il des jeans et des baskets,

Mettez-vous en valeur, soignez votre toilette

Raccourcissez vos jupes, échancrez vos corsages,

N’ayez plus cet allure de petits souillons sages.

Trop de femmes honnêtes se crèvent au labeur

Et triment il faut voir comme,

Croyez-moi, le travail ne nourrit pas son homme !

Le vieillard s’éteignit, laissant pour héritage

Cet ultime conseil à ses filles trop sages

Qui méditèrent après sa mort

Sur le fait qu’elles étaient assises

Sur le plus précieux des trésors.




Deux poids deux mesures


Dis, maman, si je meurs, est-ce que j ’irai au ciel ?

Mais bien sûr mon chéri,

Quelques péchés véniels

Ne t’interdiront pas l’entrée du paradis

Même après avoir pris l’argent des commissions ?

Mais bien sûr mon chéri, voyons !

Même si j ’ai subtilisé

La boite à médicaments de mémé ?

Bien sûr mon chérubin,

Elle en est morte, certes, mais c’était son destin.

Même si j ’ai crevé les pneus du voisin

Et mis un gros pétard à la queue de son chien ?

Mais bien sûr mon doux cœur,

Ce n’est pas quelques blagues qui fâchent le Seigneur !

Et même si j’ai dit hier au soir à papa

Qu’un beau monsieur venait quand il n’y était pas ?

Alors là, petit salopard, si tu as dit ça à ton père

Je te jure que tu rôtiras dans les fournaises de l’enfer !!




La vie est ainsi faite

A vingt ans, on vit l’amour fou, A quarante, on se tempère

A soixante, on donnerait tout

Pour pouvoir changer d’atmosphère.

La vie à deux n’était que fête

Au début, alors qu’aujourd’hui,

Chacun de nous tout bas se dit

" Bon Dieu ! Lâche-moi donc les baskets !! "




A la découverte de l’homme

Deux hommes de Cro-magnon fermement discutaient.

L’un désirait de l’autre qu’il troquât un mammouth

Contre je ne sais quel outil de pierre taillée

Et quelques peaux de buffle ou de renard cendré.

La discussion dura jusqu’à la nuit tombée

Et se poursuivit tard à la lueur des flammes

Le premier (le malin) dit à l’autre balourd :

" Donne-moi le mammouth, je te donne ma femme "

l’autre ayant réfléchi accepta, c’est ainsi

Que naquit ce jour là la première escroqu’rie.


Recette de cuisine

Prenez un conseilleur, ni trop fin ni trop gras

Et bardez-le alors de feuilles de " ya qu ’à "

Bourrez-lui dans le groin un " moi si j’étais vous.. "

Puis avec de la pâte de " moi à votre place "

Mastiquez tous les trous.

Deux feuilles " d’il faudrait " calées sous les aisselles

Un " croyez-moi mon cher " planté dans les narines

Un " oui mais " deux " mais si " piqués dans les oreilles

Puis ligotez le tout avec ficelle fine.

Enfin, d’un geste prompt, enfilez dans le cul

Une broche à rôtir assez longue et pointue,

Sur un grand feu de bois, tournez la manivelle.

Faites griller la bête jusqu’à calcination,

Il faudra bien deux jours pour parfaire la cuisson

Puis, sans scrupule, foutez le tout à la poubelle !

 

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